Description du projet

Alex Blanchette

  • Étudiant à la maîtrise

  • Université de Sherbrooke
    2500 boul. de l’Université
    Sherbrooke (Québec)
    J1K 2R1

  • 819 821-8000, poste 62506

En raison de la variabilité des températures provoquée par les changements climatiques, une corrélation semble s’établir avec l’augmentation d’avalanche de types humide, et ce, particulièrement en saison hivernale au Canada. C’est depuis quelques années que cette tendance porte à changer alors qu’auparavant ce genre de coulées était constatées principalement en période de fonte printanière, caractérisant un plus faible manteau neigeux. À présent, la dynamique de ce manteau se voit influencée par le réchauffement climatique qui tend à augmenter la fréquence de ce type d’avalanche humide plus tôt en hiver, risquant ainsi d’entraîner des volumes de neige considérablement plus élevée et lourd atteignant des altitude plus basse en vallée où beaucoup d’infrastructures sont présentes (routes, édifices, chemin de fer, etc).

Le Canada permet de jouir des meilleures opportunités au monde en ce qui a trait des activités de plein air hivernales. D’année en année, les différentes régions naturelles canadiennes présentent un nombre croissant de skieurs, planchistes, motoneigistes, etc. qui s’aventurent dans l’arrière-pays afin de profiter de cet environnement et des conditions de neige. Cependant, chaque hiver, certains de ces utilisateurs ne peuvent éviter le pire et subissent la force dévastatrice d’avalanches. Les avalanches sont des phénomènes importants et récurrents dans plusieurs régions montagneuses constituent le géorisque hivernal le plus meurtrier au Canada. De plus en plus utilisés, ces territoires éloignés voient aussi leurs risques d’avalanches augmentés, alors que les moyens pour les mesurer à grande échelle sont toujours peu développés et se font principalement par l’entremise des patrouilleurs présents sur le terrain. Ces méthodes demandent alors beaucoup de temps et d’énergie et ne permettent pas de couvrir de grands territoires.

Que ce soit par télédétection ou bien par modélisation, des efforts sont actuellement mis en place dans l’optique de déterminer, à partir de spatialisations, ces risques d’avalanche à grande échelle. D’un côté, la télédétection rend possible la détection de l’épaisseur de la neige, de l’humidité de la neige ainsi que plusieurs autres variables, alors que de l’autre, les modèles utilisés permettent de simuler la stabilité de la neige. Toutefois, en raison d’une mauvaise paramétrisation de la phase de la précipitation dans ces modèles, beaucoup de biais sont créés affectant ainsi considérablement les simulations de la stabilité du couvert nival de ces régions montagneuses du Canada. Le modèle SNOWPACK utilisé présentement est adapté à la réalité de l’environnement de la Suisse. De ce fait, le modèle considère que la transition solide à liquide se fait à +1,2°C et qu’en dessous de cette température la transition se verra de liquide à solide, ce qui ne représente pas la réalité des rocheuses Canadiennes, dont les précipitations mixtes peuvent se faire à des températures beaucoup plus variables que celles qu’offre les Alpes suisses.

Mon projet de maîtrise vise à évaluer les risques associés aux changements environnementaux en milieu alpin. Les changements climatiques et les activités humaines accroissent l’intensité et la fréquence de géorisques tels que les avalanches pouvant ainsi impacter sur des enjeux de sécurité publique. Le suivi de la stabilité de la neige dans un environnement avalancheux se voit être primordial dans une optique de prévention de risque. De ce fait, l’objectif visé est de développer des outils d’aide à la décision pour la gestion et la prévision des risques et transférer ces outils aux différents partenaires gouvernementaux. Les principaux savoirs utilisés sont les suivis environnementaux, la modélisation climatique et numérique, la statistique ainsi que la télédétection.

Plus précisément, le but de ce présent projet est de proposé une nouvelle formulation dans ce modèle SNOWPACK qui sera alors mieux adapté aux conditions canadiennes et qui permettra de mieux mesurer les précipitations mixtes de la région. Notre équipe possède un dysdromètre installé, depuis un peu plus de 3 ans, au mont Fidelity dans le parc national des glaciers, en Colombie-Britannique. Cet appareil mesure principalement le taux de précipitation et la phase de celle-ci. Ainsi, nous disposons d’une abondance de donnée de la région en lien avec ces deux paramètres, ce qui permettra de développer une nouvelle formulation empirique de la paramétrisation de la phase dans le modèle SNOWPACK. Par la suite, il sera possible de valider cette nouvelle paramétrisation avec des données terrain, ce qui permettra de comparer avec la paramétrisation initiale et déterminer les différents gains obtenus. Pour ce faire, des simulations avec l’ancienne version et la nouvelle version seront effectuées dans le but de constater laquelle convient le mieux à la réalité terrain de la région à l’étude.

Profil

Alexandre Langlois

Direction
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