Description du projet

Paul Billecocq

  • Étudiant au doctorat

  • Université de Sherbrooke
    2500 boul. de l’Université
    Sherbrooke (Québec)
    J1K 2R1

  • 819 821-8000, poste 62506

Apport de la polarimétrie radar à synthèse d’ouverture en bande C pour la caractérisation de l’évolution saisonnière du manteau neigeux alpin

Les montagnes présentent un intérêt socio-économique fort pour notre société. En effet, la neige qui les recouvre en hiver attire les amateurs de sports d’aventure et fait fonctionner l’indus-trie du tourisme hivernal. D’ autre part, la fonte du manteau neigeux au printemps alimente les cours d’eau qui sont ensuite valorisés par les villes, l’agriculture, les centrales hydroélectriques,et une multitude d’industries en aval des chaînes de montagnes. Ainsi, le suivi de la dynamique du couvert nival alpin saisonnier présente un intérêt double ; que ce soit pour l’estimation du risque avalanche pour les infrastructures et les récréationnistes, ou pour le suivi de l’hydrologie des cours d’eau qui drainent le bassin versant observé. Ces derniers pouvant également mener à des géorisques estivaux ou automnaux tels les glissement de terrain ou les inondations soudaines.Cette étude se concentre plus particulièrement sur l’amélioration de la gestion du risque avalanche, les retombées hydrologiques de cette recherche ne seront donc pas explorés ici. Réaliser un suivi exhaustif des conditions de neige en montage sur le terrain serait idéal, mais utopique.Cela nécessiterait des moyens humains et financiers considérables pour équiper les montagnes de stations météorologiques et engager le personnel nécessaire pour les maintenir en état et effectuer les relevés complémentaires. Seulement, les micro-ondes présentent une certaine sensibilité aux propriétés physiques du manteau neigeux, et la télédétection radar pourrait donc pallier à cet obstacle. Le satellite RADARSAT-2 est doté d’un mode d’acquisition polarimétrique fin, lui permettant d’acquérir des images dans les 4 polarisations à une résolution nominale de 8 m. La teneur en eau liquide dans le manteau neigeux influence fortement la profondeur de pénétration du signal dans ce dernier, c’est pourquoi deux phénomènes distincts seront observés. En période de neige sèche, la détection de croûte de glace dans le manteau neigeux ainsi que sa profondeur sera exploré. Au printemps, la quantification de la teneur en eau liquide en surface du couvert nival sera étudiée. D’autre part, le potentiel d’assimilation de ces paramètres obtenus par télédétection dans le modèle de neige SNOWPACK sera examiné dans le but d’améliorer la prévision du danger d’avalanche par le modèle. Et enfin, le potentiel d’utilisation des nouveaux satellites RADARSAT Constellation en polarimétrie compacte sera exploré pour ces applications.

Profil

Alexandre Langlois

Direction
Profil

Benoit Montpetit

Co-Direction